Notre première fleur de miel : Rita Hayworth
HAYWORTH Rita.
État civil : Margarita Carmen Cansino.
Née à Manhattan (New York) le 17 octobre 1918.
Fille d'un acteur et d'une danseuse, tous deux d'origine espagnole, elle débuta dans la danse à Mexico City avant d'avoir accompli sa quinzième année.
Après avoir fait un peu de figuration à Hollywood (UNDER THE PAMPAS MOON, de James Timling, 1935 ; CHARLIE CHAN IN EGYPT, de Louis King, 1936 ; HUMAN CARGO, d'Allan Dwan, 1937, etc.), elle se trouva, par la grâce de sa plastique, promue « actrice » dans le grand film de Howard Hawks, ONLY ANGELS HAVE WINGS (Seuls les Anges ont des ailes, 1939).
La Columbia décida de transformer la splendide beauté latine, en une opulente dévoreuse d'hommes à la chevelure rousse et aux robes moulantes qui dévoilaient ses formes généreuses.
Définitivement lancée par BLOOD AND SAND (Arènes sanglantes, de Rouben Mamoulian, 1940), STRAWBERRY BLONDE (Raoul Walsh, 1941) et JOHNNY EAGER (Mervyn Le Roy, 1941), elle accéda au « vedettariat » avec comme partenaires, Fred Astaire (YOU'LL NEVER GET RICH, de Sidney Landfield, 1941, YOU WERE NEVER LOVELIER, de William A. Seiter, 1942) et Gene Kelly (COVER GIRL, La Reine de Broadway, de Charles Vidor, 1944).
En 1946, elle devint la «bombe» (dans tous les sens) dans GILDA où elle se révélait séductrice sincère, danseuse et chanteuse irrésistible, et modèle de féminité.
Certainement restée très timide malgré ses rôles de séductrice provocante, Rita Hayworth s'était retrouvée, à moins de vingt ans, mariée au «millionnaire lunatique» Ed. Judson.
À peine divorcée, orientée vers des films qui vivaient sur la lancée de GILDA, elle rencontra Orson Welles qui la séduisit et entra dans sa vie « comme une comète lâchant des torsades de feu », disait-elle elle-même. Elle tenta assurément de s'accrocher à cette comète, mais ne réussit pas à vivre plus de trois ans et demi avec ce génie épuisant.
Avec lucidité elle prévoit la rupture de leur union dès LADY FROM SHANGHAI. Ce film se voulait être un « massacre » de la beauté de style hollywoodien, qu'Orson Welles croyait avoir apprivoisée en épousant Rita Hayworth.
Elle déclarait sincèrement : « Je n'ai pas un caillou sous le sein gauche. » Aussi céda-t-elle à l'offre de mariage d'Ali Khan, qui l'éloigna d'Hollywood, puis (1954) à celle du chanteur Dick Haymes, et enfin se remaria avec le producteur James Hill (1958). Cette dernière union lui a apporté, affirme-t-elle, la preuve de son incapacité au bonheur. Snif.
Il y a quelque chose de réellement tragique dans le destin de Rita Hayworth, dans la mesure où cette actrice, au total juste un peu mieux que la moyenne, et d'une beauté sculpturale qui a résisté au temps, a tenté d'ignorer le dilemme fatal des « reines de beauté », et se retrouve un jour presque seule, sans que les réussites dues à son talent (et elles sont notables, de GILDA à FIRE DOWN BELOW, de Robert Parrish, 1958, de LADY FROM SHANGHAI à THEY CAME TO CORDURA, de Robert Rossen, 1959), ait réussi à lui faire oublier qu'avant d'être actrice, elle était femme.
Sans doute l'une des scènes les plus chaudes du cinéma hollywoodien. Vous ne la verrez pas ici tellement elle est répandue sur le Web... mais vous pourrez écouter... la chanson qu'elle n'interprète pas !
C'est en effet doublée (par Anita Ellis), qu'elle danse, ou plutôt, se trémousse, sur l'air de « Put The Blame On Mame » dont voici les paroles :
When Mrs. O'Leary's cow
Kicked the lantern in Chicago town
They say that started the fire
That burned Chicago down
That's the story that went around
But here's the real lowdown
Put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
Mame kissed a buyer from out of town
That kiss burned Chicago down
So you can put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
Remember the blizzard
They had in Manhattan in 1886
They say the traffic was tied up
And folks were in a fix
That's the story that went around
But here's the real lowdown
Put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
Mame gave a chump such an ice cold,
For seven days they shoveled snow
So you can put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
When they had the earthquake
In San Francisco in 19'6
They said that old Mother Nature
Was up to her old tricks
That's the story that went around
But here's the real lowdown
Put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
One night she started to shim and shake
That brought on the Frisco quake
So you can put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
They once had a shootin' up in the Klondike
When they shot Dan McGrew
Folks were putting the blame
On a lady known as Lou
That's story that went around
But here's the real lowdown
Put the blame on Mame, boys
Put the blame on Mame
Mame did a dance called the Hichie-Koo
That's the thing that slew McGrew
So put the blame on Mame, boys
Put the Blame on Mame
C'est en Salomé, que Lovely Rita va vous interprèter magnifiquement « La danse des 7 voiles » (The Dance of the Seven Veils) sous le regard concupiscent et veule de Charles Laughton.
La belle sur le plateau et la tête sur un plateau :